REVI-HOP 06
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Réseau VIH, Revi-Hop 06Hôpital de l’Archet I BP 3079, 06202 NICE CEDEX 3 - Tél. : 04 92 03 54 09 / 04 92 03 56 24 - Fax : 04 92 03 54 10Du côté du médicamentMai 2000 Rubrique réalisée avec laide du Centre Régional de Pharmacovigilance de Nice, Les nouvelles règles de prescription et de dispensation des stupéfiants Interactions médicamenteuses Effets secondaires : RAPPELS Dispensation par les pharmacies de ville Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) Les nouvelles règles de prescription et de dispensation des stupéfiants
La buprénorphine commercialisée sous le nom de SUBUTEX® suit la règle de prescription et de dispensation des stupéfiants. Il existe une obligation de fractionner la délivrance par périodes maximales de 7 jours. Il est possible au prescripteur d'exclure ce fractionnement en mentionnant une " délivrance en une seule fois " sur l'ordonnance. Pour la buprénorphine commercialisée sous le nom de TEMGESIC®, il n'y a pas de modification de la délivrance qui peut être égale à la durée de prescription, jusqu'à 28 jours (2). Interactions médicamenteusesNous avons noté de nouvelles interactions médicamenteuses entre les statines et les antiprotéases. Les dyslipidémies induites par les antiprotéases antiVIH (hypertriglycéridémies essentiellement mais aussi hypercholestérolémies) ne sont pas exceptionnelles et certaines publications recommandent leur traitement pour limiter les éventuelles complications cardiovasculaires. Toutefois, les antiprotéases inhibent le cytochrome P450 3A4 hépatique qui métabolise certaines statines (cérivastatine, simvastatine, atorvastatine). Ces 3 statines sont contre-indiquées actuellement en association aux antiprotéases. Restent donc utilisables la fluvastatine (LESCOL®, FRASCAL®) et la pravastatine (ELISOR®, VASTEN®). Effets secondaires : RAPPELS
Une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir (ZIAGEN®) survient chez environ 3 % des patients. Elles se manifestent le plus souvent par de la fièvre, une éruption cutanée, des symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhée ou douleur abdominale), et symptômes généraux (fatigue intense ou malaise).
L'analyse de données récentes montre que ces réactions d'hypersensibilité peuvent s'accompagner au stade précoce de symptômes respiratoires à type de dyspnée, pharyngite ou toux dans 20 % des cas. En effet, des accidents d'hypersensibilité d'évolution fatale ont été rapportés chez des patients pour lesquels une affection respiratoire aiguë (pneumonie, bronchite ou syndrome pseudo-grippal) avait été initialement diagnostiquée et qui ont, par la suite, été identifiée comme une réaction d'hypersensibilité à l'abacavir. Tout retard de diagnostic d'une réaction d'hypersensibilité peut conduire à la poursuite ou à la reprise d'un traitement par l'abacavir (ZIAGEN®) et par conséquent, à un risque de réaction d'hypersensibilité plus sévère, voire au décès.
La névirapine (VIRAMUNE®) provoque des réactions cutanées graves à type de syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell parfois mortels. L'analyse de ces observations a mis en évidence des facteurs de risques tels que le non respect de la posologie initiale à demie dose de 200 mg/jour pendant 14 jours chez l'adulte, ou le délai important entre la survenue d'une atteinte cutanée et la consultation. L'apparition de troubles cutanés associés à des signes muqueux ou généraux impose l'arrêt immédiat et définitif de ce médicament.
La névirapine peut également provoquer des atteintes hépatiques sévères de type cytolytiques associées à des manifestations d'hypersensibilité survenues au cours des deux premiers mois de traitement. Il est maintenant recommandé de pratiquer systématiquement un bilan hépatique bimensuel pendant les deux premiers mois de traitement ou en cas d'apparition de signes d'hypersensibilité et/ou d'atteinte hépatique. Ce médicament doit être arrêté en cas d'élévation des transaminases à plus de 2 fois la limite supérieure de la normale associée à des signes cliniques d'hypersensibilité (fièvre, atteinte cutanée, arthralgies, myalgies, hyperéosinophilie, atteinte rénale), et/ou d'atteinte hépatiques (asthénie, troubles digestifs, ictères). Il doit également être arrêté en cas d'élévation isolée des transaminases au-dessus de 5 fois la limite supérieure de la normale. Dans ce cas une réintroduction peut être envisagée, mais en cas de réapparition des anomalies, il est nécessaire d'arrêter définitivement la névirapine.
La ribavirine (REBETOL®) utilisée actuellement en association avec l'interféron alpha2b présente un risque tératogène certain.
Dispensation par les pharmacies de villeLa ribavirine (REBETOL®) qui a obtenu son Autorisation de Mise sur le Marché pour le traitement de l'hépatite C chronique (cf Bulletin 16) est maintenant disponible en pharmacie d'officine. Ce médicament est soumis à la Prescription Initiale Hospitalière de 6 mois. Il doit y avoir une prescription par un spécialiste hospitalier tous les 6 mois. Entre deux consultations hospitalières, ce médicament peut être renouvelé par tout médecin de la ville ou de l'hôpital. Dans ce cas le pharmacien délivrera ce traitement sur présentation de la Prescription Initiale Hospitalière et de l'ordonnance de renouvellement à l'identique. Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)
Le ritonavir (NORVIR®) 100 mg capsules molles bénéficie aujourd'hui d'une AMM. Il est indiqué, en association avec un ou plusieurs analogues nucléosidiques anti-rétroviraux, pour le traitement des patients infectés par le VIH-1 ayant un déficit immunitaire évolutif ou à un stade avancé. Il se conserve au réfrigérateur ou 30 jours à une température inférieure à 25 degré. |