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Réseau VIH, Revi-Hop 06
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La réduction des risques sexuels chez les gays : une priorité de santé publique
Août 2005
« Le préservatif, je l’utilise mais pas tout le temps »… « Avec les trithérapies, on ne meurt plus du sida, alors
les préservatifs c’est pas mon truc »… « J’utilise des préservatifs uniquement lorsque je ne connais pas la
personne »… Voilà ce que nous entendons régulièrement sur le terrain, en tant qu’acteurs de prévention.
Les gays se sont beaucoup mobilisés pour la prévention et l’usage du préservatif au début de l’épidémie. Or, aujourd’hui, nous
constatons une lassitude, voire un rejet du préservatif, et une reprise des pratiques à risque, notamment chez des personnes
séronégatives. Cela se vérifie dans les différentes enquêtes réalisée en France (baromètre gay,…).
Qu’est ce que la Réduction Des Risques Sexuels (RDRS) ?
C’est une stratégie préventive qui repose sur le principe suivant : diminuer le risque lié à une exposition sexuelle éventuelle
au VIH quand le préservatif n’est pas utilisé, c’est-à-dire agir sur le niveau d’exposition et/ou le risque de transmission.
Que pouvons-nous faire en tant qu’acteurs de prévention ?
Nous devons prendre en compte ce que la personne nous dit et non ce que nous
aimerions qu’elle fasse! Nous informons les personnes sur les conséquences de
telles pratiques et nous leur proposons des stratégies pour réduire les risques :
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Quand vous n’utilisez pas de préservatif, il vaut mieux mettre du gel pour éviter
les lésions et les saignements.
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Lors d’une pénétration sans préservatif, mieux vaut se retirer avant l’éjaculation.
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Une charge virale élevée augmente le risque de contamination par le VIH.
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Lors d’une fellation, il vaut mieux éviter le contact avec le sperme.
Il est indispensable d’individualiser nos messages de prévention. Lorsque la relation s’installe, les personnes nous font facilement
part de leurs pratiques sexuelles et nous confient volontiers leurs prises de risques. Dans ce cas, que devons-nous faire ?
Aborder là, la réductions des risques, proposer des stratégies afin de limiter la transmission, nous semble le plus approprié.
Notre place est celle d’un « écoutant » et non celle d’un « moraliste ». C’est en occupant cette place d’écoutant que les
messages de prévention produiront à terme leurs effets. Pour les personnes qui prennent des risques, leur tenir le discours
100% préservatif ne les aides pas à en prendre moins, mais les culpabilise et les éloigne de la prévention. Bien sûr, nous ne
perdons jamais l’occasion de rappeler que le préservatif reste le seul outil efficace contre le VIH et les
Infections Sexuellement Transmissibles (IST).
Il n’est cependant pas question d’instiller ces messages de RDRS dans le grand public pour lequel le niveau de sensibilisation
est bien moins avancé que chez les gays. Il paraît par contre utile d’adopter cette démarche pour une des populations les plus
exposées à une reprise de l’infection à VIH et qui revendique des alternatives au seul préservatif.
Ugo ARENA, délégué d’action de prévention, association AIDES, délégation départementale du 06. Contact : 25 avenue Malausséna 06000 Nice
Tel. 04 93 55 90 35, E-mail : gayaidesnice@hotmail.fr
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