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Réseau VIH, Revi-Hop 06
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Estimation de la prévalence des anticorps anti VHC
et des marqueurs du virus de l’hépatite B chez des
assurés sociaux en 2003 et 2004
Août 2005
Réalisée par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) en collaboration avec l’Assurance Maladie, cette étude
publiée le 14 février 2005 s’inscrivait dans le plan national de lutte contre l’hépatite B et C (2002-2005).
La population étudiée était constituée de 14 416 assurés sociaux du régime général, choisis de façon
aléatoire pour être le plus représentatif de la population générale.
Les premiers résultats de cette enquête indiquent que la fréquence de l’infection par le Virus de l’Hépatite C (VHC) (0,90%)
est voisine de celle qui a été retrouvée par toutes les études (1%), ce qui permet de penser que les résultats de ce travail
sont fiables. On estime en effet depuis 1994 entre 500 000 et 600 000 le nombre de sujets infectés par le VHC en France.
Par contre, la fréquence de l’infection chronique par le Virus de l’Hépatite B (VHB) est
supérieure à ce qui était proposé jusqu’à maintenant, avec un nombre de porteurs de ce
virus dans notre pays de l’ordre de 300 000 chez les personnes âgées de 20 à 80 ans.
La moitié des sujets interrogés déclarait avoir été vaccinés contre l’hépatite B.
Le portage de l’Antigène HBs est plus élevé chez les hommes que chez les femmes
(1,19% contre 0,16%) et en particulier chez ceux âgés de 18 à 29 ans et de 50 à 59 ans. Les
personnes les plus touchées en France pour les 2 virus sont celles qui sont en situation
de précarité sociale. Cette enquête a permis d’estimer la proportion des personnes
séropositives pour le VHC ou pour le VHB qui connaissaient leur infection. Ainsi
pour le VHC, cette proportion a doublé en 10 ans (de 24% à 56%). Pour le VHB une
personne sur deux connaissait son statut.
Il faut donc renforcer le dépistage ciblé de l’hépatite C et promouvoir celui de l’hépatite B.
Il faut relancer de façon urgente les stratégies de vaccination qui ont été préconisées par la
Conférence de Consensus de 2003 : vaccination universelle des nourrissons, rattrapage
des adolescents et vaccination des sujets à risque. La polémique strictement française qui
sévit depuis près de 10 ans sur le risque de survenue de sclérose en plaques après vaccination
contre l’hépatite B, a conduit à un fléchissement de cette vaccination en France puisque
seulement 30% des nourrissons et 40% des enfants sont vaccinés. Par comparaison, en Italie,
en Espagne, en Allemagne et aux États-Unis, le taux de couverture de cette population est de
90%. Le fléchissement de la vaccination en France est probablement responsable du nombre
élevé de porteurs chroniques du virus de l’hépatite B constaté actuellement dans notre pays.
Denis OUZAN, comité de rédaction
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