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Réseau VIH, Revi-Hop 06

Hôpital de l’Archet I BP 3079, 06202 NICE CEDEX 3 - Tél. : 04 92 03 54 09 / 04 92 03 56 24 - Fax : 04 92 03 54 10

Du côté du médicament



Août 2005


Suite aux résultats de plusieurs études, l’administration concomitante de la didanosine (VIDEX®) et du ténofovir DF (VIREAD®) n’est pas recommandée, en particulier chez les patients présentant une charge virale élevée et un taux de CD4 bas. Si cette association est estimée absolument nécessaire, les patients devront être attentivement surveillés quant à l’efficacité (taux élevé d’échec virologique précoce et émergence de résistances observés dans plusieurs études) et à l’apparition d’effets indésirables liés à la didanosine (augmentation de 40 à 60% de l’exposition systémique de la didanosine observée dans des études de pharmacocinétique). Le problème d’une toxicité de cette association est soulevé, notamment, pour les patients ayant une charge virale contrôlée et des CD4 bas ou qui continuent à décroître ou qui ne remontent pas, même si l’association est virologiquement active. Un protocole est en cours pour rechercher les causes exactes de cet effet délétère immunologique. Adresser pour cela les patients, avant changement de traitement, à l’hôpital de jour du service d’Infectiologie, hôpital de l’Archet 1, route de St Antoine Ginestière, Nice.Tel. 04 92 03 54 67.
Source : courrier des laboratoires Bristol-Myers-Squibb et Gilead daté du 2 mars 2005.

L’emtricitabine (EMTRIVA®), gélule à 200 mg, Inhibiteur Nucléosidique de la Transcriptase Inverse (INTI), est indiquée en association avec d’autres antirétroviraux, pour le traitement des adultes et des enfants infectés par le VIH-1. Il bénéficie désormais d’une double dispensation en pharmacie hospitalière et en pharmacie d’officine. Comme tous les antirétroviraux, il obéit à la règle de la prescription initiale annuelle hospitalière. Il peut être renouvelé par tout médecin.
Source : courrier du laboratoire Gilead, daté de février 2005.

L’enfuvirtide ou T 20 (FUZEON®) 90 mg/ml, poudre pour solution injectable, bénéficie désormais d’une double dispensation, en pharmacie hospitalière et en pharmacie d’officine.
Source : courrier du laboratoire Roche daté de janvier 2005

Dans le dernier Bulletin 24 du réseau ville-hôpital paru en février 2005, nous vous informions que l’acide polylactique (NEW-FILL®) devait être prochainement pris en charge par l’assurance maladie. Cette mesure est effective depuis le 28 février 2005 dans les corrections des lipoatrophies faciales induites par les antirétroviraux chez les patients séropositifs pour le VIH. La prescription et l’utilisation de l’acide polylactique sont réservées aux dermatologues et chirurgiens-plasticiens formés à la technique.
Source : courrier du laboratoire Sanofi Aventis daté du 28 février 2005

L’adefovir dipivoxil (HEPSERA®) comprimé à 10 mg est un analogue nucléotidique anti-VHB. Il est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’hépatite B chronique présentant : Une maladie hépatique compensée avec l’évidence d’une replication virale active, une élévation persistante des taux sériques d’ALanine AminoTransférase (ALAT), une inflammation hépatique active et une fibrose histologiquement prouvée. Une maladie hépatique décompensée.
La dose recommandée chez l’adulte est de 1 comprimé de 10 mg/jour. Une adaptation de posologie par modification de l’intervalle de dose est nécessaire chez l’adulte insuffisant rénal. Ce médicament est soumis à prescription initiale semestrielle par un médecin spécialisé dans la prise en charge de l’hépatite B chronique. Il peut être renouvelé par tout médecin. Il bénéficie désormais d’une double dispensation en pharmacie hospitalière et en pharmacie d’officine.
Source : courrier du laboratoire Gilead, non daté

Au cours d’un essai clinique de pharmacologie, il a été rapporté des cas d’hépatites médicamenteuses chez des volontaires sains recevant 600 mg/jour de rifampicine en association avec 1000 mg de saquinavir (INVIRASE®) « boostés » par 100 mg de ritonavir (NORVIR®), deux fois par jour. En conséquence la rifampicine ne doit pas être utilisée chez les patients dont le traitement antirétroviral comporte également du saquinavir/ritonavir. Des modifications prenant en compte cette nouvelle information seront prochainement apportées au Résumé des Caractéristiques des Produits (RCP) concernés. Cette interaction était déjà bien connue et l'association rifampicine + antiprotéases (ritonavitr et saquinavir) était déjà contre-indiquée en France depuis des années (voir supplément interactions du Vidal 2003).
Source : courrier du laboratoire Roche daté du 9 février 2005

Le TRIZIVIR®, association de trois antirétroviraux, 300mg de zidovudine, 150 mg de lamivudine et 300 mg d’abacavir bénéficie dorénavant d’une double dispensation, en pharmacie hospitalière et en pharmacie d’officine. Il obéit à la règle de la prescription initiale hospitalière annuelle. Son renouvellement peut être fait par tout médecin. Chez l’adulte la posologie recommandée est d’un comprimé deux fois par jour, au cours ou en dehors des repas. La démonstration du bénéfice de TRIZIVIR® est principalement basée sur les résultats d’études conduites chez des patients à un stade non avancé de la maladie, n’ayant jamais ou peu reçu d’antirétroviraux. Chez les patients avec une charge virale élevée (> 100 000 copies/ml), le choix de ce traitement doit faire l’objet d’une attention particulière.
Source : courrier du laboratoire GSK daté d’avril 2005

La Buprénorphine haut dosage (SUBUTEX ®) dosée à 0,4 mg, 2 mg et 8 mg a bénéficié d’un rectificatif d’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) en date du 30 mars 2005. Celui-ci concerne les paragraphes :
Grossesse
« Les seules données disponibles n’indiquent pas une augmentation du risque de malformation liée à la prise de buprénorphine au cours du 1er trimestre de la grossesse. La buprénorphine peut être prescrite pendant la grossesse en fonction du bénéfice attendu versus le risque pour la mère et le nouveau-né. Cependant une adaptation de posologie peut être nécessaire afin de maintenir l’efficacité thérapeutique du traitement. La prise chronique de buprénorphine par la mère, quelle que soit la dose, au cours des trois derniers mois de la grossesse, peut être à l’origine d’un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. De plus, des posologies élevées de buprénorphine en fin de grossesse, même en traitement bref, sont susceptibles d’entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Par conséquent, en fin de grossesse, en cas de prises ponctuelles à posologie élevée ou d’administration chronique, une surveillance néonatale doit être envisagée en raison du risque de dépression respiratoire ou de syndrome de sevrage chez le nouveau-né. » Allaitement « Du fait du passage de la buprénorphine et de ses métabolites dans le lait maternel et des données cliniques insuffisantes, il est recommandé, par précaution, d’éviter d’allaiter en cas de traitement ».
Source : courrier du laboratoire Schering-Plough daté d’avril 2005

Le KIVEXA®, est une association fixe de 2 analogues nucléosidiques, 300 mg de lamivudine (3TC ou EPIVIR®) et de 600 mg d’abacavir (ZIAGEN®). Il est indiqué, en association à d’autres agents antirétroviraux, dans le traitement de l’infection par le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) chez les adultes et les adolescents à partir de 12 ans. La posologie recommandée est de un comprimé une fois par jour. KIVEXA® ne doit pas être administré aux adultes ou adolescents de moins de 40 kg car cette association fixe ne permet pas de réduction de posologie. Les effets secondaires sont ceux de l’abacavir et de la lamivudine. Il faut donc rester vigilant aux réactions d’hypersensibilité à l’abacavir notamment dans les premières semaines de traitement. Ce médicament est formellement contre-indiqué en cas d’antécédents d’hypersensibilté à l’abacavir. Il obéit à la règle de la prescription initiale hospitalière. Il peut être renouvelé, pendant un an, par tout médecin. Il bénéficie d’une double dispensation en pharmacie hospitalière et en pharmacie de ville.
Source : courrier du laboratoire GSK daté de juin 2005

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