REVI-HOP 06
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Réseau VIH, Revi-Hop 06Hôpital de l’Archet I BP 3079, 06202 NICE CEDEX 3 - Tél. : 04 92 03 54 09 / 04 92 03 56 24 - Fax : 04 92 03 54 10Le rapport Delfraissy : la cuvée 2004…Février 2005 Ce manuel de 264 pages reprend l’essentiel de la prise en charge des patients VIH. En comparaison avec le précédent rapport de 2002, peu de nouveautés sont à signaler hormis la prise en charge des femmes enceintes avec la prévention de la transmission materno-foetale du VIH, pour laquelle une trithérapie est fortement recommandée. La proportion de personnes contaminées par rapports hétérosexuels est en augmentation, essentiellement chez les femmes originaires d’Afrique subsaharienne. L’épidémie continue chez les hommes contaminés par rapports homosexuels, avec résurgence de la syphilis et la réduction de la transmission du VIH se confirme chez les usagers de drogues intraveineuses. Les modalités d’initiation de traitement restent identiques : un taux de CD4 inférieur à 350 est le critère essentiel de mise en route d’une trithérapie. Un bilan immunovirologique, mais aussi métabolique et cardiovasculaire, est indispensable avant de débuter un traitement antirétroviral. Suite aux résultats d’essais cliniques avec les Inhibiteurs Nucléosidiques, les traitements proposés en première intention ont vu leur choix restreint. En cas de désir d’enfant, compte tenu du risque pour la mère, il est conseillé de changer l’Inhibiteur Non Nucléosidique par un Inhibiteur de Protéase et, compte tenu du risque pour l’enfant, d’éviter l’association stavudine + didanosine. L’efficacité des trithérapies contraste avec les problèmes de toxicité (lipodystrophie, acidose lactique…) et d’acceptabilité qui sont devenus les soucis principaux du patient et du médecin. L’organisation du suivi doit comprendre une première évaluation après un mois de traitement (tolérance, efficacité confirmée avec une baisse de la charge virale supérieure à 1 log), puis tous les 3 à 4 mois). Il doit inclure une prise en charge des risques cardio-vasculaires avec des mesures hygiéno-diététiques comme l’arrêt du tabac, la baisse de la consommation d’alcool, la pratique régulière d’exercice physique, un régime alimentaire en cas d’obésité et le traitement du diabète, des dyslipidémies, de l’hypertension artérielle et du risque thrombotique. Chez les patients homosexuels, un dépistage du cancer anal par frottis doit être réalisé une fois par an. Enfin, pour les patients co-infectés par le Virus de l’Hépatite C (VHC) ou de l’hépatite B (VHB), les recommandations sont plus abondantes et plus précises. Jacques DURANT, Praticien Hospitalier, Service d’Infectiologie, CHU de Nice (1) Une synthèse complète du rapport Delfraissy 2004 est disponible sur le site, cliquez ici
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