REVI-HOP 06
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Réseau VIH, Revi-Hop 06Hôpital de l’Archet I BP 3079, 06202 NICE CEDEX 3 - Tél. : 04 92 03 54 09 / 04 92 03 56 24 - Fax : 04 92 03 54 10Nouvel antirétroviral injectable du VIH : expérience infirmière(1)
Septembre 2004L’enfuvirtide ou T20 (FUZEON®) est disponible en injection souscutanée. Pour l’instant, c’est un traitement à poursuivre à vie. C’est pourquoi, à terme, le patient doit pouvoir se l’injecter lui-même. Nous sommes là pour aider le patient dans l’appropriation de ce geste technique et dans le maintien de l’observance. Nous avons peu de recul par rapport à cette molécule ; notre expérience concerne pour l’instant, uniquement la mise sous traitement. Lors de la première rencontre avec le patient, nous lui montrons comment manipuler l’ensemble du matériel : flacons de poudre, flacons d’eau pour préparation injectable, seringues de 3 cc, seringues de 1 cc, tampons alcoolisés. Ensuite, nous présentons les étapes à suivre pour l’injection. Selon l’horaire auquel le patient vient nous voir, nous pratiquons l’injection ou nous simulons les étapes et ce sera l’infirmière libérale qui prendra la relève. L’administration du médicament doit être faite 2 fois par jour, à 12 heures d’intervalle. Comme pour les autres antirétroviraux, l’administration à heures régulières de l’enfuvirtide est indispensable pour atteindre une efficacité optimale.
Nous avons souvent remarqué des réactions
cutanées locales très gênantes à type d’érythème,
d’induration ou de douleur. Dans notre pratique,
nous constatons qu’un massage régulier d’au
moins 10 minutes diminuerait très sensiblement
les effets secondaires au point d’administration.
Quand le massage est fait trop rapidement, il
semble inefficace.
Le laboratoire fournit avec le médicament un récupérateur
d’aiguilles usagées. Nous expliquons au patient qu’il doit
le ramener une fois plein, à l’hôpital, soit à la pharmacie,
soit dans les services.
Pour des patients en échec thérapeutique, ce nouveau traitement est souvent perçu comme celui de la dernière chance. Pour autant, l’administration par voie injectable repousse certains patients, alors que d’autres y trouvent une simplification par rapport aux multiples comprimés à prendre. En laissant les personnes exprimer leurs besoins, leurs attentes, leurs inquiétudes et leurs craintes, nous les accompagnons dans leur démarche d’appropriation pour qu’elles intègrent ce nouveau traitement dans leur vie quotidienne.
Patricia ASPLANATO, Infirmière Observance, Service d’Hématologie du CHU de Nice,Tel. 04 92 03 58 41 - Monique BORGHI, Infirmière Observance, Service
de Médecine Interne du CHU de Nice - Marie-Thérèse GASTAUD, infirmière et Ghislaine VALENTINI, Infirmière Observance, Service d’Infectiologie du CHU
de Nice,Tel. 04 92 03 54 73
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