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La conférence de consensus internationale sur l’hépatite B



Octobre 2003

Les conclusions du Jury vont été rendues publiques (1)(2).

Pour ce qui est de la présentation clinique, ce texte rappelle que le risque de progression vers la cirrhose est de 5% en cas d’hépatite Ag HBe positive et de 10% par an en cas d’hépatite Ag HBe négative. L’incidence annuelle du carcinome hépato-cellulaire est de 2% en cas de cirrhose. La mortalité à 5 ans est de 15% en cas de cirrhose compensée et de 80% en cas de cirrhose décompensée (avant l’ère des analogues nucléosidiques). La guérison spontanée (séroconversion HBs) est plus rare que précédemment évaluée : 1-2% par an dans les pays occidentaux.

La meilleure façon de prévenir la transmission de l’hépatite B est la vaccination. Un vaccin efficace et sûr existe. Les programmes d’immunisation universelle à la naissance devraient être effectués dans tous les pays. Dans les régions d’endémie basse, l’immunisation dans l’enfance ou à l’adolescence est une alternative acceptable. Ces programmes n’évitent pas la nécessité d’immuniser les groupes à risques (acteurs de soins médicaux, partenaires sexuels multiples, utilisateurs de drogues et contact avec des sujets infectés par le VHB).

Un élément décisionnel majeur pour la prise en charge et l’indication thérapeutique est le niveau de réplication virale en PCR. On admet que la maladie est peu évolutive et ne nécessite pas de traitement si la réplication est inférieure à 105 copies/ml. Au delà de 105 copies/ml, l’indication du traitement repose sur la sévérité de l’atteinte hépatique qui s’évalue sur le taux de transaminases et l’histologie. Une hépatite chronique B peu sévère est définie par un taux de transaminases inférieur à 2 fois la normale et des lésions nécrotico-inflammatoires peu importantes et au maximum une fibrose portale. Elle ne nécessite pas de traitement, sauf éventuellement cas particulier. Une hépatite chronique B modérée à sévère est définie par un taux de transaminases supérieur à 2 fois la normale, des lésions nécrotico-inflammatoires modérées à sévères et/ou une fibrose septale. Elle nécessite un traitement. La cirrhose non décompensée est une indication au traitement.

D’après le Jury, le traitement de première ligne repose sur l’Interféron à la dose de 9 millions trois fois par semaine. La durée du traitement est de 4-6 mois en cas d’hépatite chronique B Ag HBe positive et de 1-2 ans en cas d’hépatite chronique B Ag HBe négative. En cas de contre-indication, de mauvaise tolérance ou d’inefficacité, la lamivudine (100mg/j) ou l’adéfovir (10mg/j) peuvent être administrés. Le jury n’a pas statué sur l’utilisation de l’Interféron Pégylé, ou des combinaisons thérapeutiques, compte tenu du peu de données actuellement disponibles. Chez les patients VIH, si un traitement anti-VIH est nécessaire, le traitement de l’hépatite chronique B doit comporter de la lamivudine. Si un traitement anti VIH n’est pas nécessaire, l’adéfovir doit être alors utilisé. En cas de mutants résistants à la Lamivudine, le Ténofovir peut être utilisé.

Denis OUZAN, comité de rédaction.


(1) Journal of Hepatology, 2003, 38, 533-40
(2) Genève, 13-14, septembre 2002

L'information mise à disposition sur www.revihop06.org vise à soutenir et à renforcer l'information sur des questions en rapport avec la santé. En aucun cas elle ne se substitue à la relation entre un soigné et un soignant. Responsable éditorial : B. Prouvost-Keller, Médecin coordinateur Réseau Ville-Hôpital VIH
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