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Réseau VIH, Revi-Hop 06
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Impact d’une campagne d’information sur le devenir du matériel usagé après traitement par Interféron
Mars 2003
Si l’organisation de la récupération et de l’élimination des déchets infectieux est bien établie dans les établissements de soins,
aucune filière d’élimination n’a été mise en place au domicile, notamment en ce qui concerne le matériel usagé lié
au traitement de l’hépatite C. Or, le traitement par interféron représente, après utilisation, un risque
potentiel de contamination virale. Dans une étude prospective réalisée en 1999 chez 108 patients
et publiée en mai 2000 dans le bulletin n°17, nous avions montré que l’élimination du
matériel usagé n’était pas optimale. Un tiers des patients recevait une information sur
l’élimination et le matériel finissait à la poubelle dans un cas sur deux.Le risque de piqûre
accidentelle était bien réel et concernait cinq personnes.
Face à ce constat, nous avons réalisé, sous l’égide du Réseau Hépatite C Côte
d’Azur, une information ciblée sur les risques d’une élimination incorrecte.
Deux plaquettes d’information, l’une destinée aux professionnels et l’autre
aux patients, ont été diffusées aux professionnels du département des
Alpes-Maritimes, avec charge pour eux de les délivrer aux patients.
Le but de notre travail fut d’évaluer, pendant la fin de l’année 2001, l’impact de
cette campagne d’information par une enquête identique à celle qui nous avait permis de reconnaître les dysfonctionnements.
Pendant les trois derniers mois de l’année 2001,157 patients consécutifs,traités par Interféron depuis au moins un mois dans
six centres, ont accepté de remplir un questionnaire identique à celui de la première enquête. Soixante seize pour cent des
patients avaient reçu une information. Chez les patients informés, 92% utilisaient un container spécifique et seulement 3%
éliminaient le matériel directement dans les ordures. A l’inverse, chez les patients non informés, 40% utilisaient un container
et le matériel finissait à la poubelle dans 31% des cas.Deux cas de piqûres accidentelles ont été rapportés.
Pour conclure, l’information des patients réduit de façon significative les risques d’une élimination incorrecte. Les piqûres
accidentelles sont plus rares mais toujours présentes. Il apparaît comme indispensable de
poursuivre l’information des
professionnels et des patients,
mais aussi de mieux organiser l’élimination des déchets : mise à disposition
de containers et circuit d’élimination.
(1)Cette étude a reçu le prix Progress Roche 2000 et le soutien de la DDASS des AM.
R. COLLOMP - A.MOUSNIER - A.TRAN - D. BIANCHI - M. LOUBIÈRE - C . GUEFFIER - P. DELASALLE - H.JOLY, D. OUZAN,
Réseau Hépatite C Ville Hôpital Côte d’Azur et Pharmacie du CHU de Nice
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