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Réseau VIH, Revi-Hop 06

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Lipodystrophies et anomalies métaboliques (1)



Juillet 2002

Éric CUA, Chef de Clinique Assistant, Service de Médecine Interne Hôpital de l’Archet 1

La prise en charge des patients infectés par le VIH nécessite une stratégie au long cours. La priorité reste au contrôle par les anti-rétroviraux d’une charge virale « indétectable » avec pour corollaire le maintient du statut immunitaire. Les « nouvelles complications du VIH et de ses traitements » doivent aujourd’hui aussi faire partie intégrante du suivi de nos patients, de nos préoccupations pour l’avenir de ces derniers.

Les lipodystrophies se caractérisent par un trouble de la répartition des graisses, elles sont souvent associées à des anomalies métaboliques. Leur émergence aux cours des trois dernières années, est dramatique pour les patients. Elles restent un sujet tabou, que le clinicien évite trop souvent d’aborder. L’impact est pourtant évident : les anomalies morphologiques rendent à nouveau la maladie palpable, visible et douloureuse. Les conséquences du profil lipidique athérogène des patients sous traitement ainsi que les fréquents facteurs de risque associés rendent indispensable la prévention de la maladie coronarienne. La communauté médicale est aujourd’hui mal armée, la physiopathologie de ce syndrome composite reste très obscur, sans explication uniciste, cela n’est bien sûr pas une raison de négliger le problème.

Les grands axes de la prise en charge, qui doivent toujours être adapté à chaque patient et à son « historique », commencent bien sûr par une attitude préventive : à travers les règles hygiéno-diététiques en éliminant les facteurs de risques associés. La sanction thérapeutique par les hypolipémiants est à mesurer pour chaque patient, avec lorsque cela est encore possible une modification du traitement anti-rétroviral vers des schémas considérés comme plus « neutres ». Enfin le recours aux techniques chirurgicales ou esthétiques pour le syndrome lypodystrophique doit être mis en place. L’accès à ces méthodes reste malheureusement parcellaire, il est temps, grand temps de proposer ce recours à nos malades, et d’assurer à nos confrères plasticiens les moyens pragmatiques de leur mise en place.


(1) Le réseau ville–hôpital VIH, REVI-HOP 06, a organisé une soirée sur ce thème le 25 novembre 2001 avec l’aide de la DDASS des Alpes-Maritimes et le laboratoire BMS.

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